On aurait pu créer un jobboard comme les autres. Prendre des CVs, les mettre en face d'offres, facturer les recruteurs au clic ou à la candidature. Le modèle existe depuis 20 ans, il est prouvé, et il génère de l'argent. On a choisi de ne pas le faire. Voici pourquoi.
Le problème qu'on avait envie de casser
On a tous vécu ce scénario : vous postulez à 30 offres, vous passez des entretiens, vous préparez des présentations, vous faites des études de cas, et au bout de 4 semaines de processus, vous recevez un "nous avons décidé de ne pas donner suite à votre candidature" — sans plus d'explication. Votre temps ne valait rien.
Du côté des recruteurs, le constat n'est pas meilleur. Des dizaines de candidatures non pertinentes, des candidats qui disparaissent après le premier entretien, un temps de tri considérable pour des résultats mitigés. Et tout ça payé à prix d'or sur des plateformes qui ne rendent de comptes ni aux uns ni aux autres.
L'idée de départ : si le candidat est central, tout change
L'hypothèse de HiRingz est simple : si on rémunère les candidats pour leur temps, on change les comportements des deux côtés. Les candidats s'investissent parce que chaque étape a de la valeur. Les recruteurs statuent parce qu'ils ont engagé un budget — et laisser une candidature en suspens leur coûte quelque chose, même symboliquement.
On ne prétend pas avoir réinventé le recrutement. On a juste appliqué un principe économique basique : alignez les incitations, et vous changez les comportements.
Les choix qu'on a faits (et ceux qu'on aurait pu faire différemment)
On a choisi de construire une plateforme transparente sur les prix, les flux financiers et les règles du jeu. Le Reward Pool est public, son fonctionnement est documenté, le taux de conversion des Ringz est fixe (25 Ringz = 1 €) et ne bougera pas.
On a choisi de ne pas monétiser les données des candidats. Votre profil n'est pas vendu à des tiers, vos données ne sont pas utilisées pour alimenter un algorithme de ciblage publicitaire. C'est un choix commercial — ça nous prive d'une source de revenus — mais c'est cohérent avec ce qu'on veut construire.
On a choisi l'impact RSE comme composante du modèle, pas comme option marketing. 5 % de chaque offre publiée dans les formules payantes alimente un pool collectif reversé à des associations tech engagées. Ce n'est pas un badge. C'est une mécanique intégrée.
Ce qu'on n'a pas encore résolu
La conversion des Ringz est temporairement bloquée pendant les 3 premiers mois après le lancement public — le temps de stabiliser la plateforme et de sécuriser le flux financier. Les Ringz accumulés ne se perdent pas, mais on sait que c'est une friction. On l'assume.
Le marché du recrutement tech en France est petit et très bavard. Notre réputation se construira sur ce qu'on fait vraiment, pas sur ce qu'on dit faire. On préfère être honnête sur nos limites dès le début plutôt que de survendre une promesse qu'on ne peut pas encore tenir.
La suite
HiRingz est en bêta. Il y a des bugs, des fonctionnalités manquantes, des parcours à améliorer. Mais le modèle est là, les premiers recruteurs sont là, les premiers candidats sont là — et les premiers Ringz ont été distribués.
Si vous avez des retours — sur ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, ce qui manque — écrivez-nous. On lit, on répond, et on change les choses en fonction. C'est le seul avantage d'être petit.